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«Les tombes de la Vallée des Rois pourraient disparaître d'ici 150 à 500 ans !» Ce constat alarmant vient d'être dressé par le chef des Antiquités égyptiennes. Après de nombreux archéologues, qui dénoncent depuis longtemps la surexploitation touristique de l'ancienne nécropole thébaine, Zahi Hawass s'est décidé à tirer la sonnette d'alarme. «Les tombes qui sont ouvertes aux visiteurs sont menacées de sérieux dégâts à la fois sur les couleurs et les gravures», assure-t-il.
Dans les tombes les plus fréquentées, d'inquiétantes plaques de moisissures noirâtres rongent peu à peu les extraordinaires fresques murales. Dans les corridors qui plongent au cœur de la montagne thébaine, des dizaines de touristes dégoulinant de sueur se pressent fébrilement dans la cacophonie de guides multilingues. Mains et sacs à dos effleurent maladroitement les murs, des flashs d'appareil photo crépitent, malgré l'interdiction. Pendant la saison chaude, le taux d'humidité à l'intérieur des tombes approche parfois les 100 %, dégradant aussi bien les peintures que les gravures souvent ciselées dans de fragiles enduits en plâtre. À tel point que l'archéologue Hourig Sourouzian, qui travaille sur le site voisin des colosses de Memnon, estime que si rien n'est fait «certaines tombes seront irrémédiablement abîmées dans vingt-cinq ans».
La situation est d'autant plus préoccupante que le tourisme a connu une très forte croissance en Égypte ces dernières
années, passant de 6 millions de visiteurs en 2003 à près de 13 millions l'an dernier. Ce développement se concentre surtout sur la mer Rouge, mais les convois de bus en provenance des stations balnéaires comme Hourghada déversent aussi sur Louxor des milliers de touristes qui tiennent à visiter en une journée les sites majeurs, dont la Vallée des Rois est un passage obligé.
Face à cet afflux dans la Vallée - jusqu'à 6 000 visiteurs par jour pendant la haute saison -, la marge de manœuvre des autorités égyptiennes est limitée. Par soucis de préservation, seules douze tombes sur soixante sont ouvertes en même temps, mais il est difficile d'imaginer un système de rotation efficace compte tenu de l'intérêt inégal des décorations. Quant aux systèmes d'aération et de protection mis en place dans certains tombeaux, ils sont largement insuffisants.
Pour en avoir visité trois, je peux vous dire que le déplacement vaut vraiment le détour, pour les plus férus de la civilisation ancienne l'émotion vous gagnera à coup sûr, une atmosphère de sérénité et une chape de respect caractérisent ces hypogées royales. Inutile de vous dire qu'effectivement l'affluence était bien là, mais que l'espace de quelques minutes j'ai eu la chance de demeurer dans une de ces tombes véritablement seul avec ma femme et deux amis, un instant de pur bonheur, d'intense émotion.
Vous me direz puisque c'est si bien il est normal que les gens y aille, effectivement, il n'y a pas de solution à ce problème a moins de faire payer plus cher l'entrée de la vallée des rois mais dans ce cas là, cela reviendrait à réserver ce lieu aux plus aisés et priverait ce joyaux du génie humain au reste de l'humanité...
Quoi que... Si c'est pour le bien des œuvres et du lieu, pourquoi ne pas éviter les touristes parasites qui sont venus grâce à leur comité d'entreprise à prix réduits, qui pensent qu'il n'y a que des chameaux et du couscous dans les pays arabes et qui n'ont qu'une obsession : connaitre l'heure de fin de visite pour rapidement reprendre leur bus et dévorer un repas européen...
Payons plus cher pour préserver, seul les réels passionnés y iront réellement et seront ravis de goûter, certes chèrement, à leur privilège d'être là où d'autres hommes se trouvaient près de 3500 ans auparavant. Et pour ceux qui ne pourraient plus se payer ces visites, il reste toujours les visites virtuelles :
Pour tout ce qui concerne la vallée des rois le site de référence s'appelle the theban mapping project
Le 1er juillet 2009, Jean Yoyotte est mort à l'âge de 81 ans à Paris. Il était l'un des plus grands égyptologues français et avait marqué les esprits par son incroyable perception de l’esprit antique. Il était un brillant historien pas seulement intéressé par la civilisation pharaonique. Ses connaissances avaient fait de lui un spécialiste des époques tardives et de la cohabitation entre Égyptiens, Grecs et Romains.
Adolescent, Jean Yoyotte avait obtenu une dispense de l’abbé Vandier, qui dirigeait les Antiquités égyptiennes au Louvre, pour suivre l’école du Louvre. A 15 ans, il entreprenait d’apprendre l’égyptien ancien. A 16 ans, il était inscrit à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE). A 19 ans, il devint chercheur au CNRS. Pensionnaire à l’Ifao à partir de 1952, il en revint pour devenir chargé des études sur les religions anciennes à l’EPHE. Sa précocité et son enthousiasme pour l’étude ne le poussèrent pas dans une carrière académique, son plus haut diplôme étant une licence d’histoire. Il occupa néanmoins les plus hautes fonctions de 1992 à 2000 en occupant la chaire d’égyptologie du Collège de France où il forma toute une génération d’égyptologues
Possédant à la fois les qualités d’archéologue et de philologue, il refusait d’accepter l’opposition des genres dans la communauté scientifique, jugeant les deux complémentaires pour parfaire une recherche.
Son indépendance le mettait l'abri des querelles de clochers de l'égyptologie française et ses prises de position sur le changement de direction de l’IFAO ou la vente d’une fausse statue de Sesostris à Drouot marquèrent. Il s’engageait également dans des combats de protection du Patrimoine afin de dénoncer les pillages.
En Afrique, on dit qu’un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle, avec la mort de Jean Yoyotte et en hommage à ses connaissances encyclopédiques sur la période tardive, nous pouvons déplorer l’incendie d’une autre bibliothèque d’Alexandrie…
Je vais vous parler aujourd'hui d'un logiciel libre de droit auquel je participe depuis les premiers balbutiements. Imaginez un outil qui vous permettrait de lire ce que les égyptiens ont gravé dans la pierre, imaginez un outil qui vous permettrait de connaitre ces lointains ancêtres, leur coutume et leur mode de penser. N'imaginez plus, participez à une grande aventure initiée par Vincent Euverte qui présente son projet comme suit:
"Il y a de cela presque deux siècles, le savant français Jean François Champollion découvrait, grâce à la Pierre de Rosette, le secret des hiéroglyphes et effaçait plusieurs siècles de doute et de spéculations sur cette écriture sacrée.
Aujourd'hui, alors que les épigraphistes chevronnés cernent de mieux en mieux les textes égyptiens, leur compréhension reste difficile pour une grande partie des passionnés. Comment offrir un outil qui permettrait au plus grand nombre d'accéder à des documents hiéroglyphiques ? Comment créer un programme simple et accessible à chacun ? Le Projet Rosette tente d'apporter un début de réponse à ces questions."
Quel meilleur nom pour cette initiative que le PROJET ROSETTE, du nom de la pierre qui servit à redécouvrir cette langue silencieuse depuis 15 siècles...L'idée est simple, à partir d'une photographie, l'objectif est d'avoir une reconnaissance informatisée, une transcription du texte et enfin des propositions de traductions à interpréter selon le contexte.
Ainsi un amateur passionné peut avoir la possibilité de comprendre ce que seul un spécialiste pouvait lire auparavant.
Ce logiciel, libre de droit je le répète, permet la diffusion la plus large d'une culture jusque là connue par des films déformant la réalité à la sauce hollywoodienne, rétablissant ainsi une partie de la vérité sur les Egyptiens
Vous pouvez vous demander pourquoi je vous parle de ce projet qui me tient à coeur ? Déjà parce que j'ai fait des études d'égyptologie et que le sujet m'intéresse, ensuite parce que c'est un projet qui à terme pourrait se révéler être une des plus grandes base de donnée des textes égyptiens avec la participation des amateurs et des professionnels pour une meilleure connaissance de cette civilisation. Les professionnels qui il faut bien le reconnaitre sont pour le moment quasiment exclusivement non français, pour une raison obscure, peut être un élitisme un peu trop prononcé empêchant de mêler les amateurs à leur travail... Le fait est que les égyptiens et les anglais eux reconnaissent le projet, d'ailleurs le projet rosette participe depuis plus d'un an maintenant aux congrès égyptologiques officiels, messieurs les égyptologues français si vous lisez ces lignes, arrêtez les querelles de clocher et pensez à l'égyptologie française qui périclite encore et toujours, pas pour vous bien sur qui avez la sécurité de l'emploi mais pour les générations qui voudraient faire de la recherche...
Bref, visitez le site, participez si ça vous intéresse, si ça n'interesse pas les professionnels français, tous les autres le sont :)
Bonjour à tous les lecteurs qui me liront, sachez d'avance que cet
ouvrage est destiné à un public relativement connaisseur de la
civilisation pharaonique. Sans une base de connaissances en
égyptologie, le lecteur sera certainement quelque peu perdu au milieu
de notions liées à cette grande civilisation passée.
Même si l'auteur s'efforce de préciser tout ce dont il parle et même si
il donne systematiquement des references le sujet reste complexe et la
lecture pas toujours facile.
Quatrième de couverture:
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L'ouvrage de Jan Assman sur Maât, considéré traditionnellement comme la "Vérité-Justice" expose des considérations neuves sur les textes de Sagesse, par lesquels les préceptes d'une civilisation ont été exprimés. Nourri de l'acquis des réflexions philosophiques contemporaines, ce livre nous invite à porter un regard nouveau sur les structures de la pensée et de l'organisation sociale des anciens Egyptiens.
Autant dire un résumé très vague et pas très explicite sur le contenu
du livre. Comment en dire plus, cela reste pourtant difficile. On peut
certainement dans un premier temps donner quelques notions qui devront
être assimilés pour comprendre le sujet et percevoir l'importance de
celui ci.
Vous vous dites peut être que je lance des grandes phrases qui ne
veulent pas forcément dire grand chose mais cet ouvrage nous amène à
nous poser des questions sur les religions actuelles et nous propose
une explication logique d'un cheminement intellectuel humain depuis ce
mode de pensée égyptien jusqu'au plus comtemporain de nos raisonnements
spirituels.
Avant propos:
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Voila donc quelques notions promises pour cerner un peu plus le livre que vous devez lire si vous aimez la civilisation égyptienne.
D'abord qu'est ce que la maât. Cela vient du mot égyptien écrit maât et c'est à l'origine une déesse anthropomorphe surmontée d'une plume d'autruche caracteristique. C'est aussi le poids juste qui servira dans la balance du jugement des morts, à peser le coeur du défunt et à reconnaître si il est « maâty », c'est à dire « conforme à Maât ». Cette déesse est censé representer l'ordre logique des choses, la justice et la verité. Les pharaons égyptiens se devaient de donner cette maât aux dieux afin de leur montrer qu'ils accordaient la justice et la verité à leurs sujets (métaphore d'un equilibre des choses et d'une foi inconditionnelle envers ces dieux). En échange les dieux accordaient leurs pouvoirs au Roi et veillaient au bon déroulement des cycles de la nature. C'est ce que l'on appelle le don/contre don.
Ensuite il faut bien avoir en tête que certaines notions que nous employons aujourd'hui n'avaient pas lieu d'être à cette époque et qu'il est maladroit et incorrect d'appliquer nos notions, nos institutions ou nos manières d'agir sur un autre peuple, c'est valable pour les égyptiens mais c'est valable pour tout autre peuple ou civilisation. C'est ce que l'on appelle l'anthropocentrisme, c'est le fait de ne pas prendre assez de recul en se laissant pieger par notre jugement et notre culture.
Enfin pour mieux cerner ce sujet, il faut savoir que réferences à des anthropologues, des sociologues ou des théologiens vont être avancées. La lecture pourra donc peut être sembler lourde ou difficile à appréhender mais on doit forcément passer par là pour avoir une explication la plus demontrable possible tout en ayant un regard critique sur ce qui a été fait sur le sujet jusqu'à ce jour.
Auteur:
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L'auteur justement se nomme Jan Assmann, il est professeur émerite d'égyptologie à l'université de Heidelberg. trois de ses ouvrages ont été traduits en français : Mâat, l'Egypte pharaonique et l'idée de justice sociale (Julliard, 1989), Moïse l'Egyptien (Aubier, 2001) et La mort et l'au-delà dans l'Egypte ancienne (Le Rocher, 2003). Il s'agit d'un éminent chercheur reconnu par toute la communauté scientifique, surtout pour ses écrits concernant la théologie et le mode de pensée des égyptiens.
Résumé:
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Maât est un concept difficile à saisir, il est pour Jan Assmann l'ordre
cosmique, la justice sociale, la survie, l'immortalité, mais c'est
avant tout une solidarité communicative.
C'est à dire un facteur social visant à developper le tissu social d'un
homme afin d'en assurer sa survie posthume ainsi que celle de Dieu.
Même si l'évolution tend vers une individualisation et un isolement avec la piété personnelle, le concept egyptien de Maât créé un tissu social. La religion moderne va amener à substituer un organe étatique pronant une idéologie émanant de la volonté divine en le reduisant simplement à la volonté de Dieu dans la sphère personnelle.
L'homme ne depend plus d'un homme mais directement de Dieu, plus besoin d'un état, on s'auto-suffit, autant dire un obstacle aux sociétés modernes. Paradoxe puisque maât est la solidarité et la religion est l'individualisme pourtant c'est la continuité du tissu social, passant d'une solidarité communicative à un individualisme basé sur l'amour de son prochain.
Pour survivre un homme a besoin d'avoir fait la maât durant sa vie. Avoir eu une bonne attitude et avoir eu une bonne carrière. Important dans l'idéologie egyptienne n'est pas d'aimer mais d"être aimé, l'homme a besoin d'être bon pour vivre après la mort mais a besoin de reconnaissance sociale pour connaitre l'immortalité (à travers le culte des vivants).
Cela explique pourquoi les romains, les nubiens, les grecs ou les perses ayant occupé le pays ont conservé les traditions. Tout était lié le politique, le religieux, l'economique, l'educatif, la morale, la bienséance etc.... Et cela explique peut être la longévité de cette civilisation, parce qu'elle à suivie un même modèle, parce qu'elle a éviter le changement le plus possible parce que la volonté de chaque pharaon était de faire comme son prédecesseur mais en plus fort. Tout est lié au culte de son ancêtre pourquoi changer les choses quand elles marchent, pourquoi chercher le changement radical après un passif de plusieurs millénaires, autant d'élements qui font réfléchir sur le comportement de nos sociétés modernes, la mort de l'Egypte s'est fait par le changement...
Reference:
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Editeur: La maison de Vie
ISBN: 2 909 816 34 6
N°edition: 3241
Prix 18 euros
Voilà merci de m'avoir lu même si je reconnais que le thème choisi est
quelque peu compliqué et qu'il met en relation des concepts pas
toujours évident à saisir. Merci d'être allé jusqu'au bout sans sauter
aucun passage :p
A lire si vous êtes fanatique de Religion, d'esoterisme, de métaphysiques et du mode de pensée des égyptiens.
A bientôt