5 posts tagged “française”
Je ne parle pas de rentrée scolaire mais bien de reprise du travail. Et oui les vacances sont terminées pour moi. Reprise donc aujourd'hui et poursuite de la séance unique tunisienne avec des nouveaux horaires de travail, Ramadan oblige. Ce sera jusqu'au 21 septembre de 8h à 15h.
Me revoilà donc parmi vous prêt à commenter l'actualité, parler de ce qui me plait et me déplait.
Juste un petit mot à ce propos pour vous dire que pendant mes vacances deux français à l'étranger ont vu leur calvaire s'achever :
- la jeune française retenue en détention en Iran a rejoint l'ambassade de France de Téhéran en attendant la décision de la justice iranienne. Ce n'est donc pas encore terminé mais elle n'aurait pas à subir les geôles iraniennes plutôt bondés en ce moment -c'est le moins qu'on puisse dire- en attendant le verdict. D'ailleurs puisqu'elle réside dans l'ambassade elle n'est pas en Iran mais en territoire français.
- le français enfermé depuis deux mois dans une prison turc a été relâché suite à des pressions de l'État français. On l'accusait de trafic d'antiquité pour avoir acheté une pierre sur un marché à 20 euros. Pierre qui s'avérait être une antiquité...
Plutôt deux bonnes nouvelles donc en mon absence, bon mardi et au plaisir de vous lire ou vous voir me lire :)
Après la polémique de la mission parlementaire sur la burqa et le double rapport des services de renseignements français sur le port de cette dernière. Voici une nouvelle affaire, celle de la provocatrice en burqini.
On avait l'habitude de jeunes femmes provocant les hommes avec de très petits bikinis, il va falloir s'y faire, certaines femmes provoquent maintenant en burqini. Le problème est qu'il ne s'agit pas de la même provocation. Quand l'une porte atteinte à la moralité puritaine, l'autre s'attaque à la laïcité (et aux règlements intérieurs de piscine hihihi).
Une femme de 35 ans prénommée Carole par "Le Parisien" a souhaité se baigner dans la piscine municipale d'Emerainville affublée d'une "burqini", un maillot de bain composé d'une voile, d'une tunique et d'un pantalon large.
Au passage messieurs les journalistes arretez de dire que c'est un
maillot de bain islamique, ça se saurait si le Coran parlait de
burqini. En France, c'est juste une tenue que certains musulmans à tendance
radicale mettent pour provoquer et marquer leur différence. Alors on est gentil, on boucle pas son article sans réfléchir et on amalgame pas tous les musulmans de France, y a des gens très bien et y a des gros cons, comme partout ailleurs.
Bref revenons à nos moutons, le gérant de la piscine lui ayant refusé l'accès, la jeune femme a tenté de porter plainte au commissariat voisin de Noisiel. Plainte qui a été refusée car relevant plus du règlement intérieur des piscines et de mesures hygièniques, interdisant la baignade habillée que d'une soi disant discrimination. Elle souhaite à présent saisir des associations comme le MRAP et SOS racisme et veux porter plainte auprès du procureur de Meaux.
J'ose espérer qu'elle est juste bête et manipulée par quelqu'un, car dans le cas contraire ce serait grave. Vouloir se baigner dans une piscine municipale française habillée relève de la connerie pure et simple et est une tentative uniquement politique, il n'y a rien de religieux dans sa tenue, c'est juste ridicule, anachronique et moche par dessus le marché (ça ne tient qu'à moi, elle pense peut-être avoir la classe la fille sur la photo).
On sait le régime iranien intolérant, contesté, rétrograde et en décalage avec sa jeunesse. Le noir bilan ne s'arrête malheureusement pas là, puisqu'il faut également ajouter à cela une diplomatie de fermeture et une justice partial.
Que pouvait on donc attendre de positif du procès qui s'est ouvert samedi 8 août de la française et de deux employés d'ambassades européennes (un de l'ambassade de France, un de l'ambassade britannique)? La réponse est... rien. Ou plutôt si, on pouvait s'attendre à un semblant de justice, argumenté d'aveux obtenus sous la pression et de conclusions hâtives et c'est ce que nous avons eu.
La jeune française a effectivement reconnu sa participation aux manifestations et risque pour cela cinq ans de prison. On lui reproche également d'avoir "rassemblé des informations et encouragé les émeutiers" pour le compte de l'ambassade de France. Même sanction pour un employé de l'ambassade britannique qui aurait déclaré avoir été encouragé par l'ambassade à aller manifester. Vraiment il faut être con pour croire un truc pareil, et il faut être encore plus con pour penser que les gens vont gober ça...
Clotilde Reiss a été arrêtée à l'aéroport de Téhéran le 1er juillet alors qu'elle rentrait en France. Elle était lectrice à l'université d'Ispahan où elle enseignait le français. Cette arrestation et ce procès ne sont pas une attaque contre cette passionnée de culture iranienne mais bien contre le monde occidental et l'Europe.
J'en profite au passage pour parler de l'IFRI (l'Institut de Recherche Français en Iran) qui est le dernier centre de recherche étranger en Iran. Les américains, les japonais et les allemands ayant pliés bagages. Les problèmes que connait aujourd'hui Clotilde Reiss ne sont pas sans rappeller ceux de l'Institut :
L'institut a résisté à toutes les tensions depuis la création en 1897 de son ancêtre, la Délégation archéologique française en Iran. Il est devenu le point de ralliement des étudiants et chercheurs du monde entier
Depuis quelques années, la presse conservatrice proche du Guide suprême dénonce régulièrement la présence d'un "nid d'espions"
au cœur de la capitale iranienne. La pression s'est accentuée.
Plusieurs chercheurs ayant des liens avec l'IFRI et qui sont passés
récemment par Téhéran racontent la même histoire : celle de menus
empêchements, de gardes à vue, de difficultés à obtenir un visa, de
passeports confisqués, d'expulsions... "Les sociologues ou les politologues sont touchés les premiers, mais cela va jusqu'aux chercheurs en histoire médiévale", assure Bernard Hourcade (géographe spécialiste de l'Iran rattaché au CNRS). Clotilde Reiss avait également bénéficié d'une aide financière et d'un logement à l'IFRI.
La présidence suédoise de l'Union européenne s'est élevée contre le procès de ces trois personnes et a demandé qu'elles soient "libérées rapidement". "Ce sont des procès spectacles (...). C'est un signe de faiblesse qui démontre que le pouvoir en Iran a peur de son propre peuple, peur que les faits soient dits", a estimé dimanche sur CNN la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Ce n'est pas encore demain que j'irai marcher sur les pas d'Omar Khayyam à Ispahan ou à Samarcande...
Comptant près d'un millier de porteur du virus depuis le début de la pandémie, la France a vu son bilan s'alourdir ce week-end avec un premier décès. Il s'agit d'une jeune fille hospitalisée à Brest et qui était "déjà touchée par une maladie grave compliquée d'une infection pulmonaire sévère" a indiqué l'Institut de Veille Sanitaire. La cause du décès fait cependant débat.
Le dernier bilan de l'OMS daté du 27 juillet faisait état de 134 503 personnes affectées par le virus et 816 cas mortels (dont plus de la moitié entre le Mexique, les Etats-Unis et l'Argentine). En Europe le pays le plus touché reste la Grande Bretagne et ses 31 morts.
Voilà une nouvelle qui ne va pas rassurer la France jusque là épargnée par les décès. En attendant la cause de la mort de la jeune femme, on espère que le pays est prêt à affronter une crise majeure car malgré les propos rassurants de François Fillon et Roselyne Bachelot d'il y a quelques semaines, se disant "prêt à affronter" une telle crise sanitaire, on ne voudrait pas "revivre" un nouveau nuage de Tchernobyl qui a touché toute l'Europe mais qui s'est arrêté aux frontières françaises...
Après plusieurs semaines de débats et de médiatisation, que penser de cette question d'actualité en France, faut-il légiférer sur la burqa ou le niqab?
On en connait un peu plus aujourd'hui sur l'origine de ce débat. Il semblerait que deux notes des services de renseignement aient été remise au gouvernement au début du mois de juillet. Les services de renseignement de la police y décrivent pourtant un phénomène ultra minoritaire mais qui n'existait pas il y a dix ans en arrière. Ces rapports feraient suite à une demande des autorités au moment où une commission parlementaire commence à auditionner des sociologues ou autres historiens de l'Islam.
Un des rapports donne des renseignements chiffrés quant au nombre de femmes qui porteraient le voile intégral ren France. Elles seraient en effet 367 à le porter sur l'ensemble du territoire français, auraient pour la plupart moins de 30 ans et un quart d'entre elles seraient des converties. Les deux services de renseignements expliqueraient principalement les motivations de ce voile intégral par "une volonté de provoquer la société ou la famille" en donnant l'exemple d'un groupe de femmes en burqa venu le jour de l'ouverture des soldes dans un centre commercial de la Cannebière avant de repartir sans achats.
Alors pourquoi cette médiatisation d'un épiphénomène qui concerne moins de 400 personnes dans un pays de près de 65 millions d'habitants. Il faut certes se prémunir contre la montée d'un Islam radical (Au passage, la burqa et le niqab n'ont rien d'islamique puisque le voile intégral est culturel plus que religieux et concerne l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan et le Pakistan) mais il faut surtout éviter de stigmatiser les musulmans de France qui n'ont rien à voir avec ce genre d'excentricités provocatrices.