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J'avais évoqué dans une note précédente mon départ en Tunisie pour travailler dans un centre de recherche français. je vais à travers ces quelques mots, essayer de vous présenter ce centre et son intérêt.
Il s'agit d'un des 27 instituts français de recherche à l'étranger (IFRE). Créé en 1992 sous le nom de CDTM (Centre de Documentation Tunisie Maghreb) il est rattaché au Ministère des Affaires Etrangères, au Ministère de l'enseignement supérieur, de la Recherche, au Ministère de l'Education Nationale ainsi qu'au CNRS. Son objectif est d'accroitre l'aura de la recherche française à l'étranger et plus particulièrement de contribuer au développement des sciences humaines et sociales en Afrique du nord.
L'Institut a plusieurs fonctions:
- la formation de jeunes chercheurs d'afrique du nord et de France à travers l'apprentissage d'une méthodologie de la Recherche (des responsabilités sont confiés à des boursiers de l'IRMC à travers des programmes entièrement gérés par ces jeunes chercheurs et/ou doctorants avec des publications d'articles et d'un livre sur le programme à la clé)
- la recherche comparée sur différents programmes avec des collaborations internationales (Algérie, Maroc, Tunise, France, Libye, Mauritanie) permettant de traiter plus exhaustivement un sujet tout en dégageant des méthodologies de recherche selon la provenance du chercheur.
- c'est un lieu d'échange, un lien entre les universités, les centres de recherches français et d'Afrique du nord dans la coopération et le dialogue entre les peuples.
- c'est un créateur de réseau dans la mesure où chaque programme donne lieu à un montage international.
D'autre part l'IRMC possède une bibliothèque très importante et très active possédant notamment dans ses fonds les principales revues de sciences humaines et sociales françaises et tunisiennes ainsi que les archives de la Résidence Générale de France sous le Protectorat (Fonds inestimable et incontournable pour les historiens).
Quelle est ma fonction là dedans, c'est simple je suis documentaliste, je m'occupe du catalogage des nouvelles acquisitions et j'aide les différents chercheurs à compléter leur bibliographie.
Malheureusement ce genre d'établissement est sérieusement remis en cause par la politique scientifique de la France, d'une part parce que la recherche n'est clairement pas la priorité des dirigeants, d'autre part parce que les institutions françaises à l'étranger ont la particularité de ne pas se regrouper sous une même appelation (contrairement aux espagnols ou aux allemands par exemple Institut Cervantès et Goethe) ce qui est considéré comme un manque de visibilité et donc d'éfficacité. Chose totalement discutable dans la mesure où il y a une forme d'appropriation d'un lieu à l'identité mixte tunisienne ET française, contrairement aux structures mondialisées uniformes parfois lisses et impersonnelles...enfin c'est un autre débat.
Lien vers le site internet (qui sera remis à jour en septembre)
Le 1er juillet 2009, Jean Yoyotte est mort à l'âge de 81 ans à Paris. Il était l'un des plus grands égyptologues français et avait marqué les esprits par son incroyable perception de l’esprit antique. Il était un brillant historien pas seulement intéressé par la civilisation pharaonique. Ses connaissances avaient fait de lui un spécialiste des époques tardives et de la cohabitation entre Égyptiens, Grecs et Romains.
Adolescent, Jean Yoyotte avait obtenu une dispense de l’abbé Vandier, qui dirigeait les Antiquités égyptiennes au Louvre, pour suivre l’école du Louvre. A 15 ans, il entreprenait d’apprendre l’égyptien ancien. A 16 ans, il était inscrit à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE). A 19 ans, il devint chercheur au CNRS. Pensionnaire à l’Ifao à partir de 1952, il en revint pour devenir chargé des études sur les religions anciennes à l’EPHE. Sa précocité et son enthousiasme pour l’étude ne le poussèrent pas dans une carrière académique, son plus haut diplôme étant une licence d’histoire. Il occupa néanmoins les plus hautes fonctions de 1992 à 2000 en occupant la chaire d’égyptologie du Collège de France où il forma toute une génération d’égyptologues
Possédant à la fois les qualités d’archéologue et de philologue, il refusait d’accepter l’opposition des genres dans la communauté scientifique, jugeant les deux complémentaires pour parfaire une recherche.
Son indépendance le mettait l'abri des querelles de clochers de l'égyptologie française et ses prises de position sur le changement de direction de l’IFAO ou la vente d’une fausse statue de Sesostris à Drouot marquèrent. Il s’engageait également dans des combats de protection du Patrimoine afin de dénoncer les pillages.
En Afrique, on dit qu’un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle, avec la mort de Jean Yoyotte et en hommage à ses connaissances encyclopédiques sur la période tardive, nous pouvons déplorer l’incendie d’une autre bibliothèque d’Alexandrie…
Vous pensez que tout fout le camp, que les générations qui arrivent ne savent plus rien, qu'ils ne font que se droguer et danser la tektonik, vous n'êtes peut-être pas loin de la vérité :)
En attendant voici de quoi vous remettre en question, ce qui est beaucoup plus difficile à faire, avez le niveau d'un élève de CM2 en Histoire ????!!!!!!!!
Alors quelle note obtenez vous
Personnellement j'arrive à 16/20, autant dire que je suis un peu rouillé sur le programme du cm2 :p à que de bons souvenirs, des dates à n'en plus finir...
La version dont je vais vous parler est la version la plus récente à
savoir celle de 1997. Je precise la version choisie car elle possede de
nombreuses modifications et ameliorations dans le contenu et la
conception graphique.
Il y a eu en effet pas moins de 16 editions de cet ouvrage datant de 1950.
Le Professeur Ernst Gombrich est né à Vienne en 1909, il fut membre du Warburg institute à Londres en 1936, directeur de l institut et professeur d histoire de la tradition classique à l université de Londres de 1959 à 1976.Il a obtenu de nombreuses recompenses et a été anobli en 1972.
Son ouvrage "Histoire de l'Art" est l'un des ouvrages les plus célèbres sur l'art et sans conteste le plus populaire de tous du fait de sa simplicité et sa facilité de lecture.
Ce livre depuis 50 ans est une merveilleuse introduction à l'ensemble
du sujet, des premières peintures parietales à l'art comtemporain.
A travers ce livre l'auteur nous communique son amour pour l'art grace
à une habilité certaine en vulgarisant celui-ci. En effet il utilise un
style simple et direct qui permet au lecteur de ne pas etre perdu dans
les meandres des courants de peintures ou encore dans les differents
artistes d un même pays à une certaine epoque par exemple.
Gombrich ecrit lui même qu il souhaite:
"apporter un certain ordre, une certaine clarté dans l abondance de noms propres, de dates, de styles qui compliquent les ouvrages specialisés."
Mieux qu une enumeration d'oeuvres et d artistes celebres, l auteur nous montre pas necessairement l oeuvre la plus connue pour presenter le courant, il donne pour exemples les oeuvres les plus representatives du courant. Ces peintures ou scultpures sont d'ailleurs regroupées sous formes de chapitres chronologiques à travers de superbes images.
Il nous presente un veritable panorama de l art sous la forme d un enchainement de traditions toujours existantes aujourd'hui. Ainsi il trouve une ligne de conduite pour tous les domaines dans l art et peut ainsi relier l'art de notre temps à celui de l'âge des pyramides.
Ce livre est un excellent ouvrage pour avoir une premiere vue d
ensemble sur l'histoire de l'art et est indispensable à toutes les
personnes debutant leurs etudes dans l'histoire de l'art ou encore
passionnés d art, peu importe l'age du lecteur.
Le seul inconvenient reste le prix élevé tournant autour des 50 euros
et -si cela est consideré comme un defaut- le fait qu en ayant un peu
plus de connaissances(en l occurence si l on poursuit plus loin ses
etudes) ce livre parait leger dans certains commentaires.