4 posts tagged “iran”
Ce n'est pas un première avril, ni un gag à répétions après le Nobel pour Al Gore, Barrack Obama a reçu aujourd'hui le prix Nobel de la Paix pour ses efforts diplomatiques:
IRAN:
Le président américain a tendu la main aux autorités dirigeantes iraniennes afin de dialoguer. Aujourd'hui encore, les Iraniens continuent à enrichir de l'uranium et à effectuer des essais ballistiques.
ISRAEL:
Le président américain a recommandé de geler la colonisation afin de pouvoir commencer à parler de paix mais la seule conséquence à ces mots à été l'accélération de delivrance de permis de construire aux colons sans aucunes réactions américaines à ce phénomène. Ah si en fait ils ont dit en conférence de presse c'est pas bien...
IRAQ
Le président américain a annoncé que l'armée américaine se retirerait d'Irak d'ici 2011, on parle déjà de repousser cette date au vue des défficiences de formations de la police iraquienne.
EGYPTE
Le président américain a tendu la main aux musulmans du monde en allant discourir à l'université Al-Azhar sur les problèmes entre orient et occident. Cette théorie est tout droit issue du choc des civilisations d'Huntington qui est un livre raciste et revisionniste (ça peut faire l'objet d'un débat si vous voulez), il n'y a pas d'opposition orient/occident, il y a un problème "conception du monde selon les différents ministères des affaires étrangères américains" et forcement donc, on ne recolte que ce que l'on sème, haine des USA.
Barrack Obama a donc réellement fait preuve d'une bonne volonté, il a surtout dans une époque de communication et de marketing souhaité donner une image plus ouverte et plus à l'écoute de son pays. C'est dans son intérêt et dans l'intérêt des USA, qui est detesté un peu partout dans le monde (cela va de l'anti américanisme primaire de certains européens à l'intégrisme suicidaire de talibans ou d'iraquiens) ; mais cela ne suffit pas pour le Nobel de la Paix!!!!!
Moi qui croyait que le Nobel était attribué sur des résultats... Messieurs les suédois un peu de sérieux, récompensez un homme pour son action, pas pour ses efforts et sa bonne volonté malheureusement sans conséquences...
Je ne parle pas de rentrée scolaire mais bien de reprise du travail. Et oui les vacances sont terminées pour moi. Reprise donc aujourd'hui et poursuite de la séance unique tunisienne avec des nouveaux horaires de travail, Ramadan oblige. Ce sera jusqu'au 21 septembre de 8h à 15h.
Me revoilà donc parmi vous prêt à commenter l'actualité, parler de ce qui me plait et me déplait.
Juste un petit mot à ce propos pour vous dire que pendant mes vacances deux français à l'étranger ont vu leur calvaire s'achever :
- la jeune française retenue en détention en Iran a rejoint l'ambassade de France de Téhéran en attendant la décision de la justice iranienne. Ce n'est donc pas encore terminé mais elle n'aurait pas à subir les geôles iraniennes plutôt bondés en ce moment -c'est le moins qu'on puisse dire- en attendant le verdict. D'ailleurs puisqu'elle réside dans l'ambassade elle n'est pas en Iran mais en territoire français.
- le français enfermé depuis deux mois dans une prison turc a été relâché suite à des pressions de l'État français. On l'accusait de trafic d'antiquité pour avoir acheté une pierre sur un marché à 20 euros. Pierre qui s'avérait être une antiquité...
Plutôt deux bonnes nouvelles donc en mon absence, bon mardi et au plaisir de vous lire ou vous voir me lire :)
On sait le régime iranien intolérant, contesté, rétrograde et en décalage avec sa jeunesse. Le noir bilan ne s'arrête malheureusement pas là, puisqu'il faut également ajouter à cela une diplomatie de fermeture et une justice partial.
Que pouvait on donc attendre de positif du procès qui s'est ouvert samedi 8 août de la française et de deux employés d'ambassades européennes (un de l'ambassade de France, un de l'ambassade britannique)? La réponse est... rien. Ou plutôt si, on pouvait s'attendre à un semblant de justice, argumenté d'aveux obtenus sous la pression et de conclusions hâtives et c'est ce que nous avons eu.
La jeune française a effectivement reconnu sa participation aux manifestations et risque pour cela cinq ans de prison. On lui reproche également d'avoir "rassemblé des informations et encouragé les émeutiers" pour le compte de l'ambassade de France. Même sanction pour un employé de l'ambassade britannique qui aurait déclaré avoir été encouragé par l'ambassade à aller manifester. Vraiment il faut être con pour croire un truc pareil, et il faut être encore plus con pour penser que les gens vont gober ça...
Clotilde Reiss a été arrêtée à l'aéroport de Téhéran le 1er juillet alors qu'elle rentrait en France. Elle était lectrice à l'université d'Ispahan où elle enseignait le français. Cette arrestation et ce procès ne sont pas une attaque contre cette passionnée de culture iranienne mais bien contre le monde occidental et l'Europe.
J'en profite au passage pour parler de l'IFRI (l'Institut de Recherche Français en Iran) qui est le dernier centre de recherche étranger en Iran. Les américains, les japonais et les allemands ayant pliés bagages. Les problèmes que connait aujourd'hui Clotilde Reiss ne sont pas sans rappeller ceux de l'Institut :
L'institut a résisté à toutes les tensions depuis la création en 1897 de son ancêtre, la Délégation archéologique française en Iran. Il est devenu le point de ralliement des étudiants et chercheurs du monde entier
Depuis quelques années, la presse conservatrice proche du Guide suprême dénonce régulièrement la présence d'un "nid d'espions"
au cœur de la capitale iranienne. La pression s'est accentuée.
Plusieurs chercheurs ayant des liens avec l'IFRI et qui sont passés
récemment par Téhéran racontent la même histoire : celle de menus
empêchements, de gardes à vue, de difficultés à obtenir un visa, de
passeports confisqués, d'expulsions... "Les sociologues ou les politologues sont touchés les premiers, mais cela va jusqu'aux chercheurs en histoire médiévale", assure Bernard Hourcade (géographe spécialiste de l'Iran rattaché au CNRS). Clotilde Reiss avait également bénéficié d'une aide financière et d'un logement à l'IFRI.
La présidence suédoise de l'Union européenne s'est élevée contre le procès de ces trois personnes et a demandé qu'elles soient "libérées rapidement". "Ce sont des procès spectacles (...). C'est un signe de faiblesse qui démontre que le pouvoir en Iran a peur de son propre peuple, peur que les faits soient dits", a estimé dimanche sur CNN la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Ce n'est pas encore demain que j'irai marcher sur les pas d'Omar Khayyam à Ispahan ou à Samarcande...
Ces chiffres sont extraits du rapport d’Amnesty International publié mardi, qui présente des statistiques annuelles et indique qu’au moins 1 252 personnes ont été exécutées dans 24 pays et qu’au moins 3 347 ont été condamnées à mort dans 51 pays. Le nombre total de personnes actuellement sous le coup d’une sentence capitale dans le monde avoisinerait les 27 500.
Les statistiques compilées par Amnesty International font également apparaître une augmentation du nombre des exécutions dans plusieurs pays. Ainsi, en 2007, l’Iran a exécuté 317 personnes au moins, l’Arabie saoudite 143 et le Pakistan 135, contre 177, 39 et 82 respectivement en 2006.
Au cours de l’année 2007, 88 pourcent des exécutions recensées ont eu lieu dans cinq pays : l’Arabie saoudite, la Chine, les États-Unis, l’Iran et le Pakistan. L’Arabie saoudite présentait le taux d'exécutions par habitant le plus élevé ; elle était suivie par l'Iran et la Libye. Amnesty International est en mesure d'affirmer que les autorités chinoises ont procédé à au moins 470 exécutions, ce chiffre étant le plus élevé de tous. L’organisation a cependant précisé que le nombre véritable d’exécutions ayant eu lieu en Chine était certainement beaucoup plus important.
En Chine, pays qui exécute le plus au monde, les informations sur la peine capitale relèvent du secret d'État. Comme les invités des Jeux olympiques et le reste du monde s’en doutent, les autorités chinoises sont les seules à connaître le nombre exact de personnes qui ont été tuées avec leur aval.
« Le recours secret à la peine capitale doit cesser : le voile qui entoure l’application de ce châtiment doit être levé. De nombreux États affirment procéder aux exécutions avec l’appui de la population. Les gens ont donc le droit de savoir ce qui est fait en leur nom », a déclaré Amnesty International.
En 2007, de nombreux pays ont continué à prononcer des condamnations à
mort pour des crimes qui ne sont généralement pas considérés comme des
infractions pénales, ou à l’issue de procédures inéquitables. Par
exemple :
- Jafar Kiani, père de deux enfants, a été exécuté par lapidation pour adultère en Iran en juillet.
- Un directeur d’usine âgé de soixante-quinze ans a été fusillé par un peloton d’exécution en Corée du Nord en octobre pour avoir omis de déclarer sa situation familiale, pour avoir investi ses propres capitaux dans l'usine, pour avoir nommé ses enfants à des postes de direction au sein de l'établissement et pour avoir passé des appels téléphoniques à l’étranger.
- Mustafa Ibrahim, un ressortissant égyptien, a été décapité pour sorcellerie en Arabie saoudite en novembre.
- Michael Richard a été exécuté le 25 septembre au Texas (États-Unis) après qu’un tribunal de cet État eut refusé de différer d’un quart d’heure la fermeture de ses locaux pour lui permettre de former un recours remettant en cause la constitutionnalité des exécutions par injection létale. Ses avocats n'avaient pas réussi à déposer ce recours dans les temps en raison de problèmes informatiques – des problèmes qu’ils avaient déjà signalés au tribunal. La Cour suprême des États-Unis avait ensuite refusé d’empêcher l’exécution. Le même jour, pourtant, elle avait accepté de réexaminer la question de l’injection létale dans le cadre d’une affaire concernant le Kentucky et cette décision aurait dû entraîner un moratoire de facto sur toutes les exécutions par injection létale prévues sur l’ensemble du territoire des États-Unis. L’arrêt de la Cour suprême est attendu dans le courant de l'année 2008.
Trois pays (l’Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen) ont exécuté des personnes qui avaient moins de dix-huit ans au moment du crime dont elles avaient été reconnues coupables, ce qui est contraire au droit international.
Cependant, l’année 2007 a aussi été marquée par des bonnes nouvelles. L’Assemblée générale des Nations unies s’est ainsi prononcée – par 104 voix contre 54, avec 29 abstentions – en faveur de la fin de l’application de la peine capitale.« L’Assemblée générale des Nations unies a pris la décision historique d’appeler tous les pays du monde à cesser de procéder à des exécutions. Le fait que cette résolution ait été adoptée en décembre à une aussi nette majorité montre que l’abolition universelle de la peine de mort est possible, a déclaré Amnesty International.
« Priver une personne de la vie est l’un des actes les plus graves que l’État puisse commettre. Amnesty International engage tous les États à suivre les recommandations des Nations unies en abolissant définitivement la peine capitale », a ajouté l’organisation.
Pour résumer voici les chiffres des exécutions recensées en 2007 pour les 12 premiers du "palmarès":
CHINE au moins 470
IRAN au moins 317
ARABIE SAOUDITE au moins 143
PAKISTAN au moins 135
ETATS UNIS 42
IRAK au moins 33
VIETNAM au moins 25
YEMEN au moins 15
AFGHANISTAN 15
LIBYE au moins 9
JAPON 9
SYRIE au moins 7
D'après Amnesty international