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Comptant près d'un millier de porteur du virus depuis le début de la pandémie, la France a vu son bilan s'alourdir ce week-end avec un premier décès. Il s'agit d'une jeune fille hospitalisée à Brest et qui était "déjà touchée par une maladie grave compliquée d'une infection pulmonaire sévère" a indiqué l'Institut de Veille Sanitaire. La cause du décès fait cependant débat.
Le dernier bilan de l'OMS daté du 27 juillet faisait état de 134 503 personnes affectées par le virus et 816 cas mortels (dont plus de la moitié entre le Mexique, les Etats-Unis et l'Argentine). En Europe le pays le plus touché reste la Grande Bretagne et ses 31 morts.
Voilà une nouvelle qui ne va pas rassurer la France jusque là épargnée par les décès. En attendant la cause de la mort de la jeune femme, on espère que le pays est prêt à affronter une crise majeure car malgré les propos rassurants de François Fillon et Roselyne Bachelot d'il y a quelques semaines, se disant "prêt à affronter" une telle crise sanitaire, on ne voudrait pas "revivre" un nouveau nuage de Tchernobyl qui a touché toute l'Europe mais qui s'est arrêté aux frontières françaises...
Stupeur dans le monde médiatique. RTL a annoncé mardi le décès de Thierry Gilardi, le commentateur vedette du football sur TF1 depuis 2004. Le journaliste sportif, qui avait débuté sa carrière sur France Inter, avant de passer par Canal+, où il restera plus de 18 ans, a succombé à une crise cardiaque, à l'âge précoce de 49 ans. Il était également vice-président du Stade Français.
Sa célèbre voix éraillée ne résonnera plus aux oreilles des fans de football. Thierry Gilardi, le monsieur foot de TF1, est décédé mardi d'une crise cardiaque, a annoncé RTL, radio où le journaliste officiait également en tant que chroniqueur dans l'émission culte On refait le match. "C'est terrible, réagit d'ailleurs Saccomano sur les ondes de RTL. C'était un ami de longue date. C'était un type chouette, Thierry. Ça m'a bouleversé. Il avait tout pour lui, c'était un formidable professionnel."
Sa carrière de journaliste, Thierry Gilardi l'avait débuté sur France Inter, sous la houlette d'Arlette Chabot, en 1982. Dès 1987, il rejoint Canal+, où il passera près de 18 ans. Sur la chaîne cryptée, le natif de Saint-Germain-en-Laye acquièrera ses galons de grand professionnel et de spécialiste du football, lui dont la préférence naturelle allait au rugby. Il devient présentateur et commentateur vedette de Canal+, aux commandes de Jour de Foot entre 1992 et 1995, puis de L'Equipe du dimanche entre 1995 et 2002.
En 2004, Thierry Gilardi relève le défi que lui lance TF1: prendre la relève de l'emblématique Thierry Roland, que la première chaîne veut remplacer. Il présente alors Téléfoot le dimanche matin et commente les matches de l'équipe de France. Pour le pays entier, il devient la nouvelle voix du football. Pour autant, il n'avait pas abandonné le ballon ovale. Au début des années 1990, Thierry Gilardi occupa la présidence du club de rugby et Saint-Germain en Laye. Surtout, depuis 1997, il était vice-président du Stade Français. "Je n'arrive pas y croire. C'est tellement horrible, a déclaré sur RMC Max Guazzini, le président du club parisien. C'était un homme si bien, si gentil et si respectueux. Nous sommes peu de choses. Je pense bien entendu à son épouse et à ses enfants." Thierry Gilardi avait aussi commenté les matches de la Coupe du monde de rugby en 2007.
Houllier: "Tout cela semble trop injuste"
Les réactions, venues surtout du monde du football, n'ont pas manqué mardi soir pour rendre hommage à ce père de trois enfants. "C'est une tragédie, soufflait Gérard Houllier, le directeur technique national du football français, visiblement très ému, au micro d'Eurosport. C'était un ami du sport mais aussi un ami personnel, et tout cela semble trop injuste. Thierry, on se souviendra de sa joie de vivre, de son sourire, de sa passion, de son enthousiasme mais aussi de sa rigueur professionnelle. Je pense surtout à sa femme et à ses enfants, et je tiens à leur exprimer tout mon soutien à travers ces mots." Luis Fernandez, chargé de commenter le match de football entre l'équipe de France A' et la Mali sur la chaîne sportive, avait lui aussi du mal à cacher son émotion. "Ce soir, on est tristes. Thierry, c'est quelqu'un qu'on a aimé, qu'on a beaucoup apprécié..."
De son côté, Robert Namias reconnaît sur RTL s'être "pris d'amitié" avec Thierry Gilardi. "Je retiens son incroyable gentillesse, sa générosité, a déclaré le patron de l'info sur TF1. Il était travailleur et donnait l'impression qu'il n'avait que du plaisir. C'était tout sauf un frimeur, Gilardi, c'était quelqu'un qui aimait les gens". Thierry Gilardi devait commenter mercredi soir la rencontre entre la France et l'Angleterre au Stade de France. Une minute de silence sera observée avant la rencontre en sa mémoire. TF1 n'a pas annoncé le nom de son remplaçant.
Un hommage national sera rendu lundi matin aux Invalides à Lazare Ponticelli, le dernier "poilu" de la Grande guerre mort mercredi à l'âge de 110 ans, a annoncé Alain Marleix, secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).
Cette cérémonie nationale, en présence notamment du président de la République Nicolas Sarkozy, répondra au souhait de M. Ponticelli, qui voulait "qu'au-delà de sa personne, on rende hommage à toutes le victimes civiles et militaires de la Grande guerre, en particulier les femmes qui ont joué un rôle majeur", a précisé M. Marleix, venu se recueillir sur la dépouille du dernier grand témoin français combattant de la Grande guerre.
Le secrétaire d'Etat s'exprimait lors d'un point de presse organisé au CHU du Kremlin-Bicêtre, où le corps du dernier poilu avait été transféré en milieu d'après-midi dans un corbillard escorté par des motards.
M. Marleix avait auparavant transmis à la famille du défunt une lettre de M. Sarkozy, dans laquelle il leur transmettait "les condoléances de la Nation".
Dans cette lettre, le chef de l'Etat a écrit que M. Ponticelli était "le dernier représentant de ces millions de jeunes Français qui répondirent, avec un courage quotidien admirable, à l'appel de la Patrie envahie".
Selon ses dernières volontés, le "der de la Der des der" sera ensuite inhumé, lundi dans l'intimité, dans le caveau familial du cimetière d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
"C'est une page d'histoire de France et d'Europe qui se tourne", a encore souligné M. Marleix.
Lazare Ponticelli, qui vivait chez sa fille, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement. Mais il avait finalement décidé d'accepter un hommage national "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes", pendant la Première guerre mondiale.
Vraiment tout fout le camp dans ce pays...
D'après une dépêche AFP
Comme vous le savez Carlos est mort et cela à suscité une série d'hommages dans les différents médias de notre pays.
Vous êtes certainement plusieurs à avoir entendu cette info, pour les autres voici ce que peut provoquer une improvisation dans une rubrique nécrologique:
Le pauvre on a vraiment envie de l'aider...
Une grande resistante française est morte cette nuit. Un petit message pour ne pas oublier ceux qui ont eu le courage de tout risquer hier pour que nous vivions dans un monde libre aujourd'hui. Pour en savoir un peu plus sur sa vie, c'est ici.
Voici quelques réactions du monde politique (source:le Figaro.fr)
Jacques Chirac a exprimé sa "tristesse" et son "émotion", déplorant une "grande perte pour la France".Nicolas Sarkozy, pour sa part, a voulu rendre hommage à celle qui "incarnait le visage de la liberté, du courage et de l'amour". "Elle était une résistante d'hier et une citoyenne de tous les jours. C'est une grande femme de France qui nous quitte aujourd'hui", a déclaré le candidat UMP à la présidentielle.
La candidate socialiste, Ségolène Royal, a rendu hommage à "une des grandes figures de la République" qui "n'a jamais cessé de transmettre son savoir et ses valeurs à la jeune génération".
Pour Dominique de Villepin, Lucie Aubrac fut "un symbole d'honneur et un idéal pour tous les Français". Et de saluer une "personnalité emblématique de la résistance dont le courage, l'ardeur et l'opiniâtreté contribuèrent à laver l'honneur perdu de la France".
Marie-George Buffet a souligné le courage d'une femme qui "aura été un repère dans l'engagement de toutes et de tous les progressistes de France".